communiqué de presse

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Assurance chômage et ruptures conventionnelles : la CFTC sauve le dispositif et protège les salariés

La CFTC, par la voix de son bureau confédéral, a fait savoir qu’elle signe l’avenant à la convention d’assurance-chômage.

Cette nouvelle négociation sur l’assurance chômage s’est concentrée principalement sur les bénéficiaires de ruptures conventionnelles individuelles (RCI). Face aux exigences budgétaires de l’État, la menace initiale était claire : une suppression totale ou un coup de rabot aveugle sur ce dispositif. Pour la CFTC, la ligne directrice était limpide: la RCI a une véritable raison d’être pour les parcours professionnels, mais il devenait impératif d’y apporter des corrections ciblées pour stopper certains abus et pérenniser le système.

En tant que gestionnaire responsable de l’assurance chômage, la CFTC ne pouvait ignorer la réalité des chiffres. Aujourd’hui, les RCI représentent près d’un quart des dépenses globales du régime.

Plus alarmant encore, les données de l’UNEDIC ont mis en lumière un véritable paradoxe statistique : certains profils, plus qualifiés et plus recherchés sur le marché du travail, restent au chômage bien plus longtemps que la moyenne des autres allocataires.

Cette anomalie pesait sur la solidarité de notre système paritaire. Face à ce constat, la CFTC a négocié des corrections raisonnables, guidées par une idée-force : la préservation du pouvoir d’achat des allocataires du régime.

  • Maintien des montants : Le niveau des indemnisations mensuelles reste totalement inchangé. Pour la CFTC, il était hors de question que le bénéficiaire s’appauvrisse.
  • Ajustement de la durée : Seul le curseur de la durée d’indemnisation a été ajusté pour les bénéficiaires des RCI les plus importantes, avec pour seul objectif d’inciter à une reprise d’activité plus rapide.
  • Un accompagnement renforcé : Conformément à l’Article 14.1 de l’accord, cette incitation s’accompagne de la mise en place immédiate d’un accompagnement personnalisé pour garantir un retour à l’emploi dans les meilleures conditions.

La CFTC obtient des protections sur mesure

Parce que la recherche d’emploi n’est pas la même pour tous, la CFTC a fortement milité pour faire reconnaître la réalité du terrain et a obtenu des protections majeures pour les allocataires de plus de 55 ans et les ultramarins.

  • L’accord acte la difficulté supérieure des seniors (+55 ans) à retrouver un emploi. Sous l’impulsion de la CFTC, un véritable « filet de sécurité » a été acté(Article 14.2) : la possibilité de prolonger l’indemnisation pour les seniors pouvant justifier d’une recherche active d’emploi.
  • La CFTC a également imposé la prise en compte des spécificités de nos territoires ultra-marins. Leurs contextes économiques structurellement différents justifiaient un traitement particulier plus équitable.

En définitive, la CFTC a su peser de tout son poids, loin des clivages, des dogmes et en étant un acteur de la recherche du compromis. Cet accord traduit notre philosophie : corriger les dérives sans pénaliser financièrement les travailleurs.

En agissant de manière ciblée, la CFTC assume son rôle de gestionnaire responsable : la soutenabilité financière du régime est renforcée et l’objectif des 400 millions d’euros d’économies annuelles est largement atteint.

Pour ce faire, les partenaires sociaux n’ont eu à sacrifier ni le modèle social ni l’esprit des RCI auxquels les salariés sont légitimement attachés.

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Violences sexistes et sexuelles au travail: la CFTC exige des actes concrets

Communiqué de presse

À l’occasion de la Journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes, la CFTC réaffirme avec force que les violences sexistes et sexuelles n’ont pas leur place dans le monde du travail. 

Harcèlement, agressions, propos sexistes, comportements humiliants : chaque salariée doit pouvoir exercer son métier dans un environnement sûr, respectueux et protecteur.

La CFTC rappelle que la dignité de la personne est au fondement même de la relation de travail. Aucun impératif économique, aucune organisation, aucune pression hiérarchique ne saurait justifier que des femmes — et plus largement toute personne — soient exposées à la peur, à l’intimidation ou aux violences.

Des chiffres qui imposent l’urgence !

30 % des femmes ont déjà subi au moins une fois des comportements sexistes ou à connotation sexuelle dans leur vie professionnelle. 60 % des femmes déclarent avoir été confrontées à une forme de violence sexiste ou sexuelle au travail. 70 % des victimes ne signalent pas les faits à leur employeur, souvent par crainte de représailles. Conséquences : un quart des victimes déclarent des impacts sur leur santé et leur vie professionnelle. Parmi celles qui parlent, 40 % estiment que la situation s’est réglée à leur détriment, par exemple par mobilité forcée ou licenciement. 

D’après l’Association française des managers de la diversité, 77 % des femmes salariées déclarent être “régulièrement confrontées au sexisme au travail”Chez les moins de 35 ans, ce taux monte à 86 %. Le rapport 2025 du Haut Conseil à l’Egalité souligne que les violences sexistes et sexuelles perdurent et sont mêmes perçues comme en hausse, notamment dans le monde du travail. Il indique aussi que le travail demeure l’une des sphères privilégiées du sexisme, aux côtés de la vie politique et familiale. 

La CFTC déplore que les moyens financiers dédiés à la lutte contre les violences faites aux femmes demeurent très en dessous des besoins, comme le souligne le rapport sénatorial d’information déposé le 2 juillet 2025 sur « l’évolution du financement de la lutte contre les violences faites aux femmes ». Alors que les associations, les services de prévention et les dispositifs d’accompagnement manquent de personnels, de formation et de stabilité financière.

Sans un financement à la hauteur des enjeux, les engagements politiques restent symboliques et les victimes demeurent insuffisamment protégées.

Les exigences de la CFTC :

– Des moyens réels pour des actions réelles :  augmentation significative du budget national dédié à la prévention, l’enquête, la formation et l’accompagnement. Un soutien structurel aux associations spécialisées.

– Une prévention renforcée dans toutes les entreprises : sensibilisation obligatoire, formation systématique des managers et référent·e·s harcèlement.

– Des dispositifs de signalement clairs et protecteurs : Canal d’alerte confidentiel, Exiger des entreprises qu’elles formalisent des procédures internes de signalement et d’enquête, conformes aux obligations légales. Veiller à ce que les CSE / CSSCT soient associés à l’élaboration et au contrôle de ces procédures.

– Un accompagnement digne pour les victimes : Soutien psychologique, juridique et médical. Protection contre les représailles et maintien dans l’emploi.

– Construire un baromètre annuel sous l’égide du Haut Conseil à l’Egalité pour évaluer le ressenti des travailleuses sur les violences sexistes et sexuelles au travail, dans le secteur privé comme dans les fonctions publiques 

– Des droits pour protéger les victimes de violences conjugales, conformément à la convention 190 et la recommandation 206 de l’OIT : abrogation des jours de carence en cas d’arrêt maladie et de la décote salariale de 10 % pour les agentes de la fonction publique, interdiction de licenciement, droit à absences rémunérées pour faire ses démarches, droit à la mobilité géographique et fonctionnelle ;

Pour la CFTC, la dignité humaine est non négociable !

En ce 25 novembre, la CFTC appelle ses adhérent·es, ses élus, les employeurs et les pouvoirs publics à assumer leur responsabilité : non seulement condamner les violences sexistes et sexuelles, mais surtout construire des environnements de travail sûrs, respectueux et solidaires.

La CFTC le réaffirme : le travail doit être un lieu de protection, jamais de souffrance

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