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Retraites : un premier pas qui en appellera d’autres

Communiqué de presse intersyndical

Retraites : un premier pas qui en appellera d’autres

Lors de son discours de politique générale, le Premier ministre a annoncé la suspension de la réforme des retraites jusqu’aux prochaines élections présidentielles. Cela signifie que les générations nées en 1964 et en 1965 pourraient partir quelques mois plus tôt que prévu, à 62 ans et 9 mois et avec 170 trimestres de cotisations.

Nos organisations saluent cette première avancée après de longs mois de mobilisations dans l’unité, et alors que les gouvernements successifs cherchaient à refermer le dossier en continuant à mener leur politique hostile au monde du travail. 

C’est à mettre à l’actif de la mobilisation des millions de françaises et de français qui depuis 2023, par des voies multiples et sans jamais renoncer, ont exprimé leur rejet de cette injustice et de cette atteinte à la démocratie sociale. Des centaines de milliers de travailleuses et de travailleurs pourraient en bénéficier.

Les modalités techniques de mise en œuvre de cette suspension doivent encore être précisées tout comme elles doivent être adoptées par le Parlement.

Pour nos organisations syndicales, la suspension ne peut qu’être un préalable à l’abandon de la réforme in fine.

Le budget présenté par le gouvernement fait encore porter l’essentiel des efforts sur le monde du travail. C’est à nouveau un budget d’austérité avec des mesures inacceptables pour la population. Nos organisations continuent d’alerter sur la profondeur de la colère sociale.

Avec l’abandon du 49-3, l’adoption de l’ensemble de ces mesures va reposer sur les parlementaires. L’intersyndicale leur demande de supprimer les mesures d’austérité annoncées et d’élaborer un budget de justice sociale et fiscale garantissant un haut niveau de protection sociale, des services publics renforcés et des investissements vers une transition écologique et industrielle juste et de haut niveau. 

Nos organisations appellent les travailleuses et travailleurs et leurs syndicats à maintenir la pression et leurs revendications par des actions dans les entreprises, les services et administrations, par différentes initiatives, organisations de réunions d’information, assemblées générales du personnel… Elles conviennent d’ores et déjà de se revoir très rapidement.

Bagnolet, le 20 octobre 2025

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Cyril Chabanier, sur France Inter : « La suspension de la réforme des retraites est un geste fort »

Ce mardi 14 octobre, le Premier ministre a prononcé son discours de politique générale. Face aux parlementaires, il s’est notamment engagé à suspendre la réforme des retraites et a également proposé la tenue d’une« conférence sur les retraites et le travail, en accord avec les partenaires sociaux ».

Invité par France Inter à l’antenne du Téléphone Sonne – le président de la CFTCCyril Chabanier, a globalement salué cette annonce gouvernementale :

« La CFTC ne peut qu’accueillir positivement cette décision. Nous allons pouvoir rediscuter des retraites de manière globale…Cela permettra aux futurs candidats à la présidentielle d’avoir plusieurs projets pour les retraites sur la table et de pouvoir choisir. Pour notre part, à la CFTC, nous pensons qu’il faut une vraie réforme d’ensemble, pas seulement jouer sur des paramètres comme la borne d’âge. »

Retrouvez ci-dessous l’interview de Cyril Chabanier sur France Inter, en intégralité:

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Retraite progressive dès 60 ans : enjeux et mode d’emploi

A partir du 1er septembre 2025, conformément à un texte d’accord signé par la CFTC et les partenaires sociaux, la retraite progressive pourra être mobilisée dès 60 ans, contre 62 ans auparavant. Elle permet aux salariés séniors de percevoir une partie de leur retraite tout en continuant à exercer leur activité professionnelle à temps partiel. S’il constitue un acquis social, certaines conditions encadrent cependant la mise en œuvre de ce dispositif. Nombre de trimestres à valider, maintien du taux de cotisations, obligations de l’employeur…la CFTC fait le point.

En novembre 2024, la CFTC et les partenaires sociaux avaient paraphé un accord national interprofessionnel sur l’assurance chômage et l’emploi des séniors. Parmi les mesures introduites par ce texte figurait une réforme de la retraite progressive. Pour rappel, celle-ci permet aux salariés séniors de percevoir une partie de leur retraite, tout en continuant à exercer leur activité professionnelle à temps partiel.

Une retraite progressive accessible dès 60 ans

Jusqu’à présent, ce dispositif était mobilisable 18 mois avant le départ en retraite, sous réserve d’avoir validé 150 trimestres de cotisation. Néanmoins, du fait du recul progressif de l’âge légal de départ en retraite à 64 ans, la retraite progressive ne pouvait plus être sollicitée que tardivement, à partir de 62 ans. Pour y remédier, le texte d’accord prévoit donc qu’elle soit désormais mobilisable dès 60 ans (dans le privé comme dans le public), toujours sous réserve d’avoir validé 150 trimestres de cotisation. A partir du 1er septembre 2025, un salarié aura donc désormais l’opportunité de réduire son temps de travail dès 60 ans, pour partir ensuite à la retraite à 64 ans (et donc, de bénéficier pendant 4 ans de la retraite progressive, contre seulement 2 auparavant). Pour ce faire, il devra cependant avoir impérativement l’accord de son employeur. Ce faisant, le salarié peut ensuite exercer une activité à temps partiel représentant entre 40 % et 80 % d’un temps plein. 

Faciliter et massifier la transition emploi-retraite

Pour la CFTC, la retraite progressive peut constituer un outil solide de fidélisation et de valorisation des salariés séniors : elle facilite notamment la transmission de compétences au sein de l’entreprise (par exemple, via le tutorat) et assure un meilleur maintien en emploi des travailleurs les plus expérimentés. Ce dispositif permet aussi à certains salariés de continuer de cotiser en fin carrière pour toucher leur retraite à taux plein, tout en réduisant leur exposition à certaines formes d’usure professionnelle (en travaillant moins qu’auparavant). Certains salariés déjà en mesure de percevoir leur retraite à taux plein peuvent aussi choisir de recourir à la retraite progressive, afin de continuer d’occuper un emploi à mi-temps, pendant quelques années : à terme, cela peut en effet leur permettre de générer une surcote et donc d’augmenter le montant de leur retraite.

Flexible et polyvalente, la retraite progressive peut cependant engendrer certaines disparités : ce dispositif reste notamment plus aisément mobilisable pour certaines catégories de salariés que pour d’autres. Bien souvent, la fraction de pension qui est versée dans le cas d’une retraite progressive ne couvre en effet pas entièrement la baisse de revenus causée par le passage à un travail à temps partiel. Les salariés séniors susceptibles de toucher une retraite modeste – qui peuvent donc moins se permettre de perte de revenus – peuvent être ainsi moins incités à recourir à ce dispositif.

Veiller à préserver le maintien du niveau des pensions

Enfin, soulignons que même s’il accepte qu’un de ses salariés passe à temps partiel via la retraite progressive, l’employeur n’est pas légalement tenu de lui verser des cotisations retraite sur la base d’un temps plein. Le cas échéant, les salariés séniors peuvent donc voir leur pension de retraite amputée d’une partie du montant qu’ils auraient pu toucher, s’ils avaient continué de travailler à temps plein. Il incombe donc aux syndicats de négocier préalablement un accord avec l’employeur, afin d’assurer le maintien des cotisations retraite sur la base d’un temps plein, pour les salariés séniors qui passent à temps partiel. Il est néanmoins parfois possible que ces négociations n’aboutissent pas. Dans ce cas de figure, les représentants syndicaux doivent veiller à ce que tout salarié sénior qui souhaite recourir au dispositif de retraite progressive soit informé des conséquences de ce passage à temps partiel, sur le montant de sa future pension.

En dépit de ces imperfections, ouvrir dès 60 ans l’accès à la retraite progressive constitue, pour la CFTC, un acquis social notable. Pour étendre le dispositif, le dialogue social doit cependant continuer d’encadrer sa mise en œuvre, afin qu’elle puisse permettre d’augmenter le taux d’emploi des salariés séniors, tout en préservant le maintien de leur niveau de pension.

AC

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Négociation retraites : « Un texte est sur la table, c’est désormais au patronat de prendre ses responsabilités »

Suite à l’échec des négociations sur les retraites, François Bayrou a convoqué l’ensemble des partenaires sociaux ce mardi 24 juin, pour tenter de trouver une ultime voie de passage. Le Premier ministre a notamment demandé aux représentants des syndicats et du patronat de lister les points de blocage qui entravent la signature d’un éventuel accord.

Pour notre organisation, les discussions sont globalement closes: le texte présenté aux organisations d’employeurs par Jean-Jacques Marette, le médiateur mobilisé par le gouvernement, semblait raisonnablement équitable et équilibré. La balle est désormais dans le camp du patronat, comme ont pu l’expliquer le président et la vice-présidente de la CFTC, Cyril Chabanier et Pascale Coton, aux micros de Sud Radio et RTL.

Retrouvez ci-dessous l’intégralité de leurs interventions:

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Sur Sud Radio, Quotidien et France Info, Cyril Chabanier et Pascale Coton évoquent les enjeux de la fin du conclave sur les retraites

Alors que les partenaires sociaux ne sont toujours pas parvenus à un accord, la négociation sur les retraites devrait se conclure par une ultime séance ce lundi 23 juin. Une dernière ligne droite, où la CFTC continuera notamment de militer pour une meilleure prise en compte de la pénibilité et une amélioration du niveau de pension des femmes.

Le président et la vice-présidente de la CFTC – Cyril Chabanier et Pascale Coton – ont pu revenir ces 17 et 18 juin sur les enjeux qui structurent la fin de ce conclave sur les retraites, dans divers médias nationaux.

Vous pouvez retrouver ci-dessous certaines de leurs interventions respectives:



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Cyril Chabanier

« La France a besoin d’investissements, pas de sabrer dans la dépense publique » juge Cyril Chabanier sur France Info

Cyril Chabanier

Dimanche 13 avril, le ministre de l’Economie Eric Lombard a annoncé qu’au moins 40 milliards d’euros d’économie devraient être trouvés dans le budget 2026, afin de maintenir l’objectif de réduction du déficit public.

Un effort budgétaire qui pourrait avant tout être fonction d’une baisse des dépenses de l’Etat,  alors que le gouvernement ne souhaite pas augmenter les impôts des particuliers et des entreprises.

Invité par France Info ce lundi, le président de la CFTC Cyril Chabanier a interrogé le bien-fondé de cette baisse des dépenses, alors que de nombreux défis industriels et écologiques se profilent pour l’économie française  :  « On ne peut pas sabrer dans des secteurs stratégiques comme l’éducation ou la santé, ce serait incompris par nos concitoyens…A un moment où les plans sociaux redémarrent, je crois qu’il ne faut pas baisser les investissements mais chercher des relais de croissance en réindustrialisant, en finançant la transition écologique et numérique, l’effort de défense…»

Retrouvez ci-dessous l’intervention de Cyril Chabanier, en intégralité:

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Cyril Chabanier retraite 62 ans

Négociations retraites : « Qu’on laisse travailler les partenaires sociaux ! » réclame Cyril Chabanier

Dans une interview donnée à France Inter ce dimanche 16 mars, François Bayrou a estimé qu’un retour à l’âge légal de départ à la retraite à 62 ans n’était pas envisageableUne sortie susceptible de perturber les négociations sur les retraites, que mènent actuellement les partenaires sociaux. Invité par France Info, BFM TV, RCF et Radio Notre Dame ces 16, 17 et 18 mars, le président de la CFTC Cyril Chabanier a regretté que les déclarations du Premier ministre interfèrent dans le processus de discussions.

Alors que certaines organisations syndicales et patronales ont choisi de quitter la table des négociations, il a par ailleurs rappelé que poursuivre ces pourparlers pourrait permettre d’aboutir à un accord, même partiel. Un accord qui pourrait, par exemple, permettre aux salariés qui exercent des métiers à la pénibilité prononcée de partir à la retraite plus tôt, ou encore de progresser sur le versant de l’égalité professionnelle.

Retrouvez ci-dessous les interventions de Cyril Chabanier:

Sur BFM TV

Sur France Info 

Sur RCF et Radio Notre Dame

Avenir des retraites : qui croire et que faire ?

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Cyril chabanier - retraites mars 2025

Effort de guerre : sur France Info, Cyril Chabanier s’alerte d’une possible atteinte aux droits sociaux

10 mars 2025 | Espace presse La CFTC dans les médias

Cyril chabanier - retraites mars 2025

Sur fond de crise géopolitique, le président du COR avait jugé en fin de semaine dernière que l’âge légal de départ à la retraite devrait probablement être réévalué au-delà des 64 ans actuels, pour participer à l’effort de guerre.

Alors que débute le conclave sur les retraites, le président de la CFTC, Cyril Chabanier, s’est vivement inquiété de cette déclaration, sur France Info ce lundi 10 mars : « Dès qu’on parle d’effort de guerre, la première idée qui vient, c’est d’augmenter l’âge légal… On ne parle pas des 200 milliards d’allégements de cotisations dont bénéficient les entreprises, dont on sait qu’une partie est pourtant inefficace…On s’en prend encore aux droits sociaux, alors que d’autres pistes de financement existent. »

Retrouvez l’intégralité de l’intervention de Cyril Chabanier

La vice-présidente de la CFTC Pascale Coton, en charge de la négociation sur les retraites, a aussi pu réagir à la déclaration du président du COR, dans les colonnes du Parisien: « On n’a pas à débattre de ce sujet au sein de cette négociation ! Le sujet de la participation à l’effort de guerre doit se traiter entre le gouvernement et les numéros un des syndicats et du patronat, dans un cadre général. »

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La pénibilité, enjeu majeur de la négociation sur les retraites

28 février 2025 | Retraite – Social

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Jugés trop difficiles à évaluer par le patronat, les risques professionnels pouvant entrainer des lésions et des troubles musculo-squelettiques ne permettent pas aux salariés – qui exercent pourtant des métiers à la pénibilité prononcée – de partir à la retraite plus tôt. Une injustice à laquelle voudra remédier la CFTC lors des nouvelles négociations sur les retraites, qui débuteront ce jeudi 27 février. A cet effet, notre organisation propose une méthode alternative de prise en compte de ces risques: elle devrait correspondre aux demandes de simplification des employeurs, tout en offrant des droits plus protecteurs aux salariés qui y sont exposés.

Au-delà d’une éventuelle suppression de l’âge légal de départ à 64 ans, le nouveau cycle des négociations sur les retraites – qui débute ce 27 février – doit pouvoir permettre aux partenaires sociaux de changer différents paramètres du système, afin de le rendre plus protecteur des intérêts des salariés. Alors que le Conseil d’orientation des retraites (COR) a acté le lien entre la pénibilité au travail et l’état de santé des personnes, notre organisation considère que le fonctionnement du système doit davantage prendre en compte cette corrélation. A cet égard, la CFTC milite pour que ceux qui exercent les métiers les plus pénibles et éprouvants puissent à la fois bénéficier d’une amélioration significative de leurs conditions de travail et avoir l’opportunité de partir plus tôt à la retraite.

Évaluer et reconnaitre tous les facteurs de pénibilité

A ce titre, notre organisation n’a cessé de condamner depuis 2017 l’exclusion de 4 facteurs de pénibilité du compte professionnel de prévention (ou C2P), un dispositif qui permet à certains salariés exerçant des métiers pénibles de partir plus tôt à la retraite, de réduire leur temps de travail ou de s’extraire de leurs expositions, par des actions de formation et de reconversion. Les risques associés aux métiers comprenant des contraintes physiques marquées comme les manutentions manuelles de charges, les postures pénibles, les vibrations mécaniques mais aussi l’exposition à des agents chimiques dangereux avaient alors été exclus du C2P. Une fois à la retraite – leur état de santé étant en moyenne plus dégradé – les salariés exposés à ces contraintes bénéficient souvent d’une qualité et d’une espérance de vie moindre. Ajoutons que tout report de l’âge de départ en retraite impacte en moyenne davantage les salariés séniors exerçant un métier à la pénibilité physique prononcée. A titre d’exemple, selon une étude du COR, « être amené à porter des charges lourdes entre 50 et 54 ans reviendrait à un vieillissement de 16 mois. »

Rappelons, enfin, que la Cour des comptes avait déploré en 2022 la refonte du compte personnel de prévention, jugeant qu’elle ne permettait plus de prendre suffisamment en considération le sort des personnes abîmées par leur activité professionnelle. La CFTC militera donc, lors de la négociation à venir sur les retraites, pour réintégrer au C2P les facteurs de pénibilité qui avaient été retirés il y a 8 ans du dispositif.

Estimer différemment les risques

Néanmoins, rappelons que les organisations d’employeurs s’étaient prononcées pour une réduction du périmètre du C2P en 2017, principalement parce qu’elles estimaient qu’il était trop complexe d’évaluer individuellement l’impact, pour chaque salarié, de l’exercice d’un métier physiquement pénible. Comprenant cette difficulté, la CFTC propose donc l’adoption d’une méthodologie alternative pour compenser les dommages résultant d’une exposition aux contraintes physiques marquées au travail. Celle-ci devrait permettre d’alléger la charge administrative des employeurs, tout en renforçant les droits attachés aux métiers physiquement usants.

Plutôt que d’évaluer au cas par cas le degré d’exposition aux contraintes physiques marquées de chaque salarié, la CFTC milite ainsi pour la mise en œuvre d’un mécanisme forfaitaire, qui serait appliqué aux métiers exposant les travailleurs. Cette méthodologie serait, de facto, beaucoup plus simple à mettre en œuvre : chaque métier préalablement identifié comme exposant à des contraintes physiques marquées se verrait rattaché un certain nombre de points, qui abonderaient le C2P du salarié concerné. Les branches professionnelles auraient donc pour tâche d’établir des listes de métiers reconnus comme exposants à des contraintes physiques marquées. L’évaluation des points attribués à chaque métier pourrait par ailleurs être décidée sur la base d’une multiplicité d’indicateurs et de données agrégés par des opérateurs institutionnels – par exemple, le nombre d’accidents du travail ou de maladies professionnelles observés pour chaque profession.

Une approche à la fois plus efficiente et équitable 

Pour la CFTC, cette approche illustre ainsi les possibilités concrètes qui permettraient d’aboutir à une réintégration des contraintes physiques marquées au C2P, sans sur-complexifier les démarches gestionnaires des employeurs. Pour notre organisation, cette réintégration est, en somme, aussi réalisable qu’indispensable : dans une logique d’équité et de maintien en bonne santé de tous, il faut que les salariés exposés à ces métiers pénibles (qui touchent plus particulièrement les femmes) puissent avoir des droits supplémentaires, notamment celui de pouvoir partir à la retraite plus tôt.

AC

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Réforme des retraites : sur RMC et BFM TV, Cyril Chabanier dit « vouloir laisser sa chance à la négociation »

Mardi 14 janvier, François Bayrou a expliqué dans son discours de politique générale redonner la main aux partenaires sociaux, en vue d’un réajustement de la dernière réforme des retraites. 

Ce mercredi 15 janvier, le président de la CFTC Cyril Chabanier a salué l’initiative du Premier ministre. Il s’est ainsi réjoui de la réouverture des négociations au micro de RMC, ce mercredi 15 janvier:

Le numéro 1 de la CFTC a toutefois regretté que ces négociations ne redémarrent pas à armes égales : « Les syndicats combattent la réforme des retraites d’Élisabeth Borne depuis 2 ans, mais les organisations patronales n’ont jamais demandé une révision du texte : si nous ne trouvons pas d’accord, la dernière reforme restera en place, et ça n’a pas l’air de trop déranger le patronat. »

Cyril Chabanier est aussi revenu sur les enjeux de la reprise des discussions sur les retraites, sur le plateau de BFM TV. Si la CFTC reste opposée au maintien de l’âge légal de départ à la retraite à 64 ans, elle sera ouverte à dégager des compromis, afin que ces négociations aboutissent, dans l’intérêt de tous.

Visualisez sur le site de BFM TV l’intervention de Cyril Chabanier (à partir de 1 heure, 7 minutes et 45 secondes):

Bayrou a-t-il été convaincant ? – 14/01

Le président de la CFTC s’est également exprimé dans les colonnes de plusieurs quotidiens nationaux :

 « Ça fait du bien de voir que le rôle des organisations d’employeurs et de salariés est valorisé sur un dossier qui constitue notre cœur de métier »

 « Nous avons enfin un Premier ministre qui nous dit qu’il est prêt à revoir l’injuste réforme Borne »

 « Je veux croire qu’on sera capable de trouver un accord sur les retraites. Certes, le patronat n’est pas demandeur d’une réforme, mais il s’est dit ouvert »

« Depuis deux ans, nous avions des gouvernements sourds à nos demandes… Les tractations à venir sont une chance inespérée de montrer la richesse du dialogue social dans notre pays »

 « François Bayrou nous remet au cœur du jeu. Certes, il n’y a pas de suspension de la réforme des retraites, mais si nous trouvons un accord, c’est encore mieux : la réforme est abrogée »

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