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Liquidation de Brandt : « On était un peu le dernier village gaulois, qui résiste à l’envahisseur »

Mis en redressement début octobre, Brandt a vu sa liquidation confirmée par le tribunal des activités économiques de Nanterre ce 11 décembre. Un coup très dur pour les près de 700 salariés du dernier fabricant de gros électroménager en France, qui avaient pourtant proposé un projet de reprise de l’entreprise en SCOP. Explications avec Cyril Aubert – secrétaire CFTC du CSE de Brandt, – qui revient aussi ici sur la trajectoire descendante empruntée par le groupe, depuis de trop nombreuses années.

Cyril, ce 11 novembre le tribunal des activités économiques de Nanterre a confirmé la liquidation de Brandt. Les salariés avaient pourtant bon espoir que leur projet de reprise de l’entreprise en SCOP soit validé. Comment vivent-ils cette décision ?

Beaucoup de salariés travaillaient chez Brandt depuis plus de 20 ans, étaient très attachés à l’entreprise, donc c’est forcément une grosse déception…Maintenant, ce n’est pas totalement une surprise non plus. Fin novembre, on se disait d’ailleurs qu’il y avait peu de chances que l’entreprise soit sauvée. Cependant, au fur et à mesure des semaines, les prises de position médiatiques et engagements des élus et ministres se sont succédées, pour soutenir l’entreprise. On a un temps eu l’impression d’avoir inversé le rapport de force. Malheureusement, en bout de course, ça n’a pas suffi.

L’ultime recours des salariés pour tenter de sauver Brandt, c’était de transformer l’entreprise en Société coopérative et participative (SCOP). Comment en êtes-vous venu à proposer ce projet de reprise ?

C’est l’aboutissement d’un processus qui a commencé en juin. Cevital, le groupe algérien qui détient Brandt depuis 2014, s’était alors mis en recherche d’un partenaire pour refinancer l’entreprise. Ils avaient missionné une banque d’affaires à cet effet, mais ça n’a pas abouti. La Direction avait donc indiqué aux syndicats que l’entreprise serait mise en redressement début octobre.

A partir de là, plusieurs repreneurs ont fait savoir leur intérêt pour Brandt. Malheureusement, ils ont tous fini par retirer leur offre de reprise. Les investissements jugés nécessaires pour combler les retards de productivité de nos sites industriels étaient globalement jugés trop importants. Fin novembre, il n’y avait donc plus aucune solution sur la table.

C’est là qu’a émergé l’idée de proposer ce projet de reprise, sous forme de SCOP ?

Tout à fait. Il y a un repreneur potentiel que je n’ai volontairement pas mentionné plus tôt : Cédric Meston, le président du groupe Revive, une société qui reprend des entreprises et fait de la réindustrialisation. Son projet initial de reprise de Brandt n’avait pas pu prendre forme, car il n’avait pas su trouver d’industriel avec qui s’associer, pour donner du volume à nos sites de production.

Néanmoins, l’idée d’adosser la SCOP aux moyens de Revive lui semblait potentiellement viable et il s’y est associé. La CFTC et les autres syndicats ont sondé à cet égard les salariés : 70% soutenaient le projet, 50% d’entre eux affirmant vouloir investir dans des parts sociales de l’entreprise. Malgré tout, le tribunal de Nanterre a jugé que l’ensemble restait trop fragile : il y avait encore trop de doutes sur la pérennité du projet.

Comprenez-vous cette décision de justice?

C’est cruel, c’est dur, mais on savait que cette offre de reprise avait quelques faiblesses, en termes de financement. Il nous aurait fallu trouver 25-26 millions d’euros, pour apporter des garanties suffisantes. Nous avions seulement réussi à en rassembler 21, 17 étant issus de financements publics et 4 du privé. C’était trop limite.

Certains parlementaires et élus locaux – à l’image du sénateur PS du Loiret Christophe Chaillou – reprochent notamment aux banques de ne pas avoir soutenu ce projet de SCOP…

C’est un constat qui me semble sévère. Le Crédit Agricole s’était notamment engagé à nous prêter 1.5 millions d’euros. Ce n’est pas énorme, mais il faut souligner qu’ils avaient déjà participé à refinancer l’entreprise par le passé. En toute honnêteté, on peut aussi comprendre que les banques aient douté de la viabilité de notre projet, au regard des difficultés connues par Brandt, depuis un certain nombre d’années.

Vous évoquez les difficultés structurelles de l’entreprise. Comment Brandt a-t-il fini par se retrouver dans cette situation ?

La stratégie pilotée par Cevital, le grand groupe privé algérien, qui avait racheté Brandt en 2014, n’a pas fonctionné. Ils avaient pour ambition de devenir un grand acteur industriel de l’électroménager, en Europe et en Afrique du nord. Leur projet était simple, mais il nous paraissait théoriquement viable.

D’une part, ils voulaient continuer de faire fabriquer les produits de cuisson – plus hauts de gamme – qui étaient déjà produits dans nos 2 usines françaises et constituaient le cœur d’activité de Brandt. D’autre part, ils voulaient assembler et produire en Algérie ce qu’on appelle la pose libre, dans le secteur de l’électroménager : à savoir, les lave-linges, les réfrigérateurs etc…A cet égard, ils avaient notamment fait construire un site de production de 110 hectares en Algérie, à Sétif, qui visait une capacité de production de 5 millions d’appareils par an, ce qui est très conséquent.

Qu’est-ce qui n’a pas marché alors ?

Leur production n’est jamais arrivée à monter suffisamment à maturité, en terme de qualité. Ils ont pourtant beaucoup investi dans le site de Sétif, mais il me semble qu’ils n’ont jamais eu les équipes pour le faire tourner. Il y avait peut-être un manque d’ouvriers qualifiés, ou un déficit de compétence des équipes managériales.

Quoi qu’il en soit, nous avions énormément de mal à vendre leurs produits en France : ils avaient des gros problèmes de fiabilité, qui étaient rédhibitoires sur le marché européen. Financièrement, Cevital a quand même longtemps joué le jeu : ils ont financé tous les ans nos sites de production en France, pour les maintenir à l’équilibre. De toute façon, les raisons de l’échec de Brandt sont multifactorielles, on ne peut pas tout imputer au propriétaire.

Quels autres éléments ont pu précipiter la chute de l’entreprise ?

Nous n’avons surement pas assez investi dans la Recherche et développement. Brandt a, par exemple, loupé le créneau du marché de la table à induction aspirante, qu’une entreprise comme Bora a investi très en amont. Nous sommes arrivés sur ce créneau-là quatre ans après eux et c’était déjà trop tard : notre produit était à la fois trop cher, et pas assez performant.

Brandt n’a aussi pas pu composer avec la concurrence internationale, réputée féroce dans l’électroménager…

Oui, on était un peu le dernier village gaulois qui résiste à l’envahisseur, ça faisait aussi partie de notre identité…Cependant, l’entreprise avait probablement une taille critique trop faible par rapport à des groupes comme BSH et Electrolux, qui sont des mastodontes. Ensuite, on peut aussi se demander ce qu’a réellement mise en place la France, voire l’Europe, pour nous permettre de tenir le choc face à la concurrence des produits asiatiques et turcs, qui sont fabriqués dans des conditions socio-environnementales qu’on sait très éloignées des standards européens. A mon sens, pas grand-chose.

Vous regrettez l’absence d’introduction d’une dose de protectionnisme français, et ou européen ?

Il n’a pas échappé à la CFTC qu’il existe bien des plans de relances industriels comme France 2030, mais sont-ils exactement à la hauteur des enjeux ?  S’agissant de Brandt, on n’a pas l’impression que nous avons été vraiment accompagnés, pour faire face à cette mondialisation agressive des échanges.

Désormais, que va-t-il se passer pour les salariés de Brandt qui vont perdre leur travail?

Les syndicats vont les rediriger vers des mesures d’accompagnement, comme le Contrat de Sécurisation Professionnelle (CSP) : il leur permettra notamment, pendant 12 mois, de continuer de bénéficier de leur salaire brut à 75%. Maintenant, nous ne sommes pas naïfs : près de 50% des salariés de l’entreprise ont entre 50 et 65 ans. Nous savons que la reprise en emploi sera difficile, pour certains d’entre eux.

Le CESER Centre Val-de-Loire a voté un vœu pour que le procureur de Nanterre fasse appel de la liquidation judiciaire de Brandt, quand le ministre délégué à l’industrie, Sébastien Martin, a affirmé « ne pas laisser tomber le sujet Brandt ». Est-ce qu’il y a encore un espoir de préserver l’entreprise, sous une forme ou une autre ?

Espérons le, même si la position de l’intersyndicale est que cet appel ne doit pas remettre en cause les mesures de protection et d’accompagnement liées à la mise en place du PSE. Quoi qu’il en soit, s’il y a une solution de reprise de site, quelle que soit la modalité, on fera tout pour qu’elle aboutisse, pour sauver le plus d’emplois possibles. C’est un combat que nous mènerons jusqu’au bout.

Tous propos recueillis par AC

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La CFTC, 100 ans de construction sociale

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Rappel historique :

CENTENAIRE DE LA CFTC : un film pour célébrer 100 ans de syndicalisme CFTC, au service du Bien commun et des travailleurs (diffusé en 2019)

La séquence historique en version longue :

La CFTC, 100 ans de construction sociale au service du Bien commun

La version diffusée sur France 2, dans le cadre du programme Expression directe, avec une intervention de Cyril Chabanier, président confédéral :

Expression directe : la CFTC, 100 ans de construction sociale

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Cyril Chabanier, sur RTL : « Ce 18 septembre, nous voulons 1 million de personnes avec nous »

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Reçu par le nouveau Premier Ministre Sébastien Lecornu ce lundi 15 septembre, le président de la CFTC Cyril Chabanier a évoqué ce même jour sur RTL la manifestation intersyndicale du 18 septembre, à laquelle se joindra la CFTC.

Alors que le gouvernement ambitionne un budget 2026 austéritaire, susceptible de fragiliser les catégories les plus précaires de la population, notre organisation appelle les citoyens à se mobiliser, pour plus de justice sociale et fiscale.

Retrouvez ci-dessous l’interview de Cyril Chabanier, en intégralité:

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Cyril Chabanier, sur Europe 1: « Il faut désormais que la justice sociale se traduise en actions »

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Reçu lundi 15 septembre par le nouveau Premier ministre Sébastien Lecornu, le président de la CFTC, Cyril Chabanier, a pu livrer ses premières impressions sur le chef du Gouvernement au micro d’Europe 1, ce mardi 16 septembre: 

« Le Premier ministre m’a donné l’impression de vouloir replacer le dialogue social au cœur de son action…Néanmoins, je ne l’ai pas senti très ouvert sur le sujet de la suspension ou de l’abrogation de la réforme des retraites… »

« S’agissant des 44 milliards d’euros d’économie ambitionnés par le gouvernement, j’ai tout de même perçu une volonté d’améliorer l’efficience des moyens déployés par l’Etat, ou encore plus d’ouverture sur la possibilité de faire participer les hauts patrimoines à l’effort budgétaire. Ce sont des signes encourageants mais, ce 18 septembre, la CFTC se mobilise par la manifestation et la grève, pour que ces paroles se traduisent en actions »

Retrouvez ci-dessous l’interview de Cyril Chabanier sur Europe 1, en intégralité :

Cyril Chabanier, président de la Confédération Française des Travailleurs Chrétiens, répond aux questions d’Alexandre Le Mer.

18 septembre : «On espère approcher le million de personnes dans la rue», confie Cyril Chabanier qui précise «oui à une journée de grève et non aux violences et aux blocages»

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Cyril chabanier CFTC

Pour plus de justice sociale et fiscale : pourquoi la CFTC se mobilise en septembre

Fermement opposées à la violence des mesures budgétaires envisagées par le Gouvernement, la CFTC et l’intersyndicale appellent à une journée de mobilisation sur l’ensemble du territoire ce 18 septembre 2025. Cyril Chabanier, président de la CFTC, détaille ici les raisons qui motivent l’organisation de cette journée de manifestation.

Cyril charnier CFTC

Cyril, ce 18 septembre, la CFTC manifestera avec le reste de l’intersyndicale. Qu’est ce qui a motivé cette décision? 

En substance, la CFTC s’oppose fermement aux 40 milliards d’euros d’économie que le gouvernement veut répartir entre l’État, la Sécurité sociale et les collectivités locales. Néanmoins, je voudrais clarifier une chose importante : le Premier ministre semble croire que les français, et les syndicats avec eux, n’ont pas pris la mesure de la gravité de notre situation budgétaire.  A la CFTC, nous pensons le contraire ! Nous avons conscience, tout le monde en a conscience, que le paiement des seuls intérêts de la dette constituera le deuxième poste de la dépense publique en 2026 ! A titre de comparaison, ce poste de dépenses sera supérieur à celui de l’éducation nationale…Nous refusons que nos enfants ou petits-enfants héritent un jour de la facture et la payent au prix fort d’un renoncement à la protection sociale.

Qu’est ce qui pose plus précisément problème à la CFTC, dans ce projet de budget du Gouvernement ?

La CFTC pense que le rétablissement de nos comptes publics doit s’opérer dans le respect des principes les plus élémentaires de notre pacte républicain : le premier d’entre eux, c’est la justice sociale. Mais où est la justice sociale, quand on s’apprête à supprimer 2 jours fériés? A durcir les conditions d’accès à l’assurance chômage des demandeurs d’emplois, pour la 4e fois depuis 2019 ? Où est la justice sociale, quand le Gouvernement refuse de tirer les conclusions d’un récent rapport du Sénat, qui nous rappelle que les milliards d’euros d’aides publiques dont bénéficient les entreprises ne disposent même pas d’outils de suivi, d’évaluation et de correction dignes de ce nom ? On fait peser tout le poids des économies sur la population active. Par exemple, le gouvernement veut que l’assurance chômage économise autour de 2 milliards d’euros par an, mais il ne veut pas, dans le même temps, indisposer les chefs d’entreprises en leur demandant des comptes sur la destination et l’efficacité des 211 milliards d’euros d’aides perçues en 2023…

L’autre pierre angulaire de notre pacte républicain, c’est la solidarité nationale

Mais où est la solidarité nationale, quand la perspective d’une année blanche dégradera un peu plus les conditions de vie des plus précaires d’entre nous ? Je pense notamment aux jeunes ou encore aux familles monoparentales. Alors que la fortune des milliardaires français a augmenté de plus de 24 milliards d’euros depuis 2019, il ne paraît pas totalement indécent de les solliciter eux, plutôt que d’appauvrir encore ceux qui le sont déjà. Qu’on ne se méprenne pas : la CFTC respecte les chefs d’entreprise et ne voit pas d’un mauvais œil qu’il existe en France, comme ailleurs, des milliardaires. Elle rappelle simplement que les richesses produites et accumulées doivent tout ou presque aux infrastructures (transports, énergies, services publics…) qui sont financées par la dépense publique donc par les contribuables, les consommateurs, bref … nous toutes et tous !

Certains collectifs citoyens, en particulier sur les réseaux sociaux, appellent à bloquer le pays ce 10 septembre. Qu’en pense la CFTC ?

La question s’est effectivement posée à nos instances de soutenir ou pas ces mouvements spontanés, qui appellent à « tout bloquer ». Si la CFTC reconnaît évidemment à ses adhérents le droit de se mobiliser en leurs noms et d’exprimer leurs colères, elle a décidé de ne pas s’y associer en tant qu’organisation. Les raisons sont multiples : des mots d’ordre souvent très flous quand ils ne sont pas contradictoires ; des leaders qui mettent parfois en cause la légitimité des partis politiques comme des syndicats ; des appels à la « bordélisation » récupérés par des présidentiables pressés…

Ce n’est pas ainsi que la CFTC conçoit son rôle et son action. La CFTC croit en la mobilisation concertée, organisée par des collectifs légitimes car représentatifs (puisque élus), et dont le savoir-faire en la matière n’est plus à prouver. C’est à cette forme de mobilisation, que je vous appelle toutes et tous le 18 septembre. C’est ainsi que nous souhaiterions faire entendre de manière pacifique et responsable la voix des travailleurs, pour que la France adopte un budget juste, où les efforts ne seront acceptables que parce qu’ils seront équitablement répartis !         

➡️ Article sur les aides publiques dont bénéficient les entreprises (Le monde)

➡️ Article sur la fortune des milliardaires (Capital)

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Les sacrifices pour le monde du travail, ça suffit !

Fermement opposées à la violence des mesures budgétaires envisagées par le Gouvernement, la CFTC et l’intersyndicale appellent à une journée de mobilisation sur l’ensemble du territoire le 18 septembre 2025, y compris par la grève et la manifestation.

Communiqué de presse  

29 août 2025 

Les sacrifices pour le monde du travail, ça suffit ! 

Les travailleurs et travailleuses que nos organisations représentent sont en colère. La  multiplication des mobilisations sous diverses formes le confirme. Personne ne peut  méconnaitre le mécontentement et la fatigue de la population.  

Représentant.e.s de la CFDT, CGT, CGT-FO, CFE-CGC, CFTC, UNSA, FSU, SOLIDAIRES,  nous nous sommes réunis à Paris ce vendredi 29 août 2025. 

Les pistes de budget présentées le 15 juillet par le premier Ministre ont été immédiatement et unanimement condamnées par nos organisations. 

En effet, les différentes mesures budgétaires avancées sont d’une brutalité sans précédent.  Le Gouvernement a choisi encore une fois de faire payer les travailleuses et les travailleurs,  les précaires, les retraité·es, les malades : la suppression de deux jours fériés, des coupes  dans les services publics, la remise en cause du droit du travail, une énième réforme de  l’assurance chômage, le gel des prestations sociales et celui des salaires des fonctionnaires  comme des contractuel·les, la désindexation des pensions de retraites, le doublement des  franchises médicales, la remise en cause de la 5ème semaine de congés payés… Autant de  mesures aussi brutales que profondément injustes. Ce qui creuse la dette, ce sont aussi les  baisses d’impôts pour les riches et les 211 Mds d’aides publiques captées par les plus grandes  entreprises ! 

Ensemble, nous alertons solennellement sur ce contexte et la situation de notre pays. Depuis  le passage en force du Président de la République sur la réforme des retraites notre pays  s’enfonce dans une profonde crise sociale et démocratique.  

Les inégalités et le nombre de personnes basculant en dessous du seuil de pauvreté  explosent, les conséquences du changement climatique se multiplient et ont des impacts  directs sur les travailleurs et travailleuses, les fermetures d’entreprises et suppressions  d’emplois se multiplient, les services publics sont en crise, les salaires ne permettent pas de  vivre dignement de son travail, les travailleurs et travailleuses essentielles attendent toujours  reconnaissance et dignité au travail…. 

Plus que jamais, le partage de la valeur et des richesses, la revalorisation des salaires et  l’égalité entre les femmes et les hommes sont indispensables.  

Plutôt que de modifier son projet de budget afin de répondre à la situation inédite du déficit, le  premier Ministre a décidé d’une stratégie de diversion en se soumettant à un vote de confiance  le 8 septembre. Pour nos organisations, la construction d’un tout autre budget porteur d’espoir,  de justice sociale et de justice fiscale est impérative. 

Nos organisations syndicales refusent que ce soient encore les travailleuses et travailleurs,  les demandeurs d’emploi, les jeunes et les retraité·es qui payent la facture, à la fois  financièrement, mais aussi par une flexibilité accrue. 

Depuis le mois de juillet, elles se mobilisent dans l’ensemble des entreprises et  administrations, dans les territoires et professions en allant à la rencontre des travailleurs et  travailleuses afin qu’elles et ils signent la pétition intersyndicale stopbudgetbayrou.fr 

Aujourd’hui, nos organisations appellent à une journée de mobilisation sur l’ensemble du  territoire, le 18 septembre 2025, y compris par la grève et la manifestation.

Le musée des horreurs du projet de budget doit être abandonné. Les exigences sociales  doivent être enfin prises en compte !  

Nous voulons : 

∙ des moyens budgétaires à la hauteur des missions des services et des politiques  publiques ; 

∙ des mesures pour lutter contre la précarité et renforcer la solidarité ; 

∙ des investissements dans une transition écologique juste et la réindustrialisation de la  France et des mesures contre les licenciements ; 

∙ la justice fiscale, avec la mise en place de dispositifs qui taxent les gros patrimoines et  les très hauts revenus, contraignent le versement des dividendes et conditionnent  fortement les aides aux entreprises ; 

∙ une protection sociale de haut niveau et l’abandon de la retraite à 64 ans.  

Nous appelons les travailleuses et les travailleurs à se mobiliser massivement pour changer  la donne et gagner des avancées ! Nos organisations restent en contact, conviennent de se  revoir après cette journée de mobilisation et de grève et se réservent la possibilité de prendre toute initiative nécessaire.

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stopbudgetbayrou.fr 

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intersyndical aout 2025

Budget 2026 : les travailleurs et les travailleuses ne se laisseront pas faire !

intersyndical aout 2025

Communiqué de presse intersyndical

Alors que le chômage repart à la hausse dans une conjoncture économique déprimée.

Au moment où une commission d’enquête sénatoriale met au jour le maquis des dispositifs permettant de transférer 211 milliards d’argent public vers les entreprises sans évaluation rigoureuse de leur efficacité, sans contrôle ni condition pour certains.

En plein milieu de l’été, au moment où les françaises et les français tentent, pour ceux qui en ont encore les moyens, d’oublier un quotidien qui se dégrade, le gouvernement décide une nouvelle attaque en règle des droits des travailleurs et travailleuses.

Sans rien écouter de l’avertissement unanime des organisations syndicales face à un projet de budget qui éreinte les travailleurs (malades, chômeurs ou retraités), et sans même prendre le temps de rencontrer toutes les organisations syndicales, la ministre du travail publie une lettre de cadrage pour la réforme de l’assurance chômage et un document d’orientation pour l’ouverture d’une négociation précisant les modalités de suppression de deux jours fériés. Une première étape, le gouvernement ayant annoncé sa volonté de réformer de nouveau le droit du travail à la rentrée, ouvrant ainsi « en même temps » grand les portes du musée des horreurs de la stigmatisation des demandeurs d’emploi et de la dérégulation du marché du travail.

Les constats et propositions du gouvernement contenus dans les documents transmis affichent une volonté explicite de revenir sur 70 ans de luttes et d’acquis sociaux avec de nombreuses contrevérités. Le gouvernement prétend que la trajectoire budgétaire de l’assurance chômage s’est fortement dégradée depuis la loi de programmation des finances publiques pour 2023-2027. Or ces prévisions étaient fausses et même faussées comme le montraient celles de l’Unedic, de la Banque de France ou de la commission européenne. De plus, le gouvernement a agréé l’ANI du 14/11/2024 sans objection. 7 mois après, les prévisions économiques sont sensiblement identiques. Il n’y a donc aucune justification légale à exiger une nouvelle négociation sur l’assurance chômage. L’article L1 du Code du Travail s’inscrit dans une volonté, par la négociation, de maintenir un équilibre et une cohésion au sein de la société. Avec une négociation supprimant deux jours fériés, le projet du gouvernement vise exactement l’inverse.

Les organisations syndicales regrettent profondément cette précipitation du gouvernement et avertissent solennellement que nous sommes à un tournant social et démocratique.

Fortes des plus de 300 000 signatures sur la pétition stopbudgetbayrou.fr, elles se réuniront le 1er septembre pour examiner ensemble les moyens de réagir pour contrer ce nouvel accès de brutalité envers la société et le monde du travail.

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stopbudgetbayrou.fr

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Sur Sud Radio, Quotidien et France Info, Cyril Chabanier et Pascale Coton évoquent les enjeux de la fin du conclave sur les retraites

Alors que les partenaires sociaux ne sont toujours pas parvenus à un accord, la négociation sur les retraites devrait se conclure par une ultime séance ce lundi 23 juin. Une dernière ligne droite, où la CFTC continuera notamment de militer pour une meilleure prise en compte de la pénibilité et une amélioration du niveau de pension des femmes.

Le président et la vice-présidente de la CFTC – Cyril Chabanier et Pascale Coton – ont pu revenir ces 17 et 18 juin sur les enjeux qui structurent la fin de ce conclave sur les retraites, dans divers médias nationaux.

Vous pouvez retrouver ci-dessous certaines de leurs interventions respectives:



Sur Sud Radio, Quotidien et France Info, Cyril Chabanier et Pascale Coton évoquent les enjeux de la fin du conclave sur les retraites Lire la suite »

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Claire Champenois

claire

L’écrivaine polyvalente et engagée.

Derrière le pseudonyme journalistique de Claire Champenois se cache une femme libre et déterminée. Cette ancienne pigiste, désormais écrivaine à temps plein, a adopté ce nom de plume après un article controversé sur des naturopathes. La nécessité de protéger son identité l’a poussée à changer de nom, qu’elle n’a plus quitté depuis.

Titulaire d’une formation en droit et en sciences politiques, Claire a débuté comme pigiste pour Le Monde, avant de créer ses propres rubriques juridiques destinées à vulgariser les lois pour le grand public. La rédactrice en chef lui ayant accordé une grande liberté pour traiter ses sujets, Claire a chéri cette précieuse autonomie dans son métier. Elle a ensuite été chroniqueuse pour l’hebdomadaire Bonne Soirée, alors en pleine popularité avec plus de 600 000 abonnés. Peu après, le journal a été racheté par Bayard Presse, intégrant son personnel dans ce changement. C’est durant cette période que Claire a découvert l’univers syndical.

Initialement adhérente à la CGC, Claire s’est rapidement tournée vers la CFTC, en 2012, attirée par la solidarité et la générosité qui s’en dégagent. Ces valeurs humaines ont trouvé un écho dans son militantisme. Peu de temps après, élue déléguée syndicale, elle s’est investie dans de nombreuses fonctions : intégration du CHSCT, participation au comité de groupe, négociations des conventions professionnelles. Son dynamisme et sa polyvalence l’ont amenée à accomplir des missions essentielles, notamment en ce qui concerne les protocoles électoraux.

Aujourd’hui, retraitée, Claire se consacre pleinement à l’écriture de ses ouvrages, dont un prochain sur les artistes femmes des années 1930, liées au mouvement surréaliste. Elle reste toujours fidèle à la CFTC, en tant que membre honoraire du conseil de son syndicat d’origine.

TK

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Ludovic

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L’équité avant tout.

Pour Ludovic, l’équité est une valeur fondamentale qui a guidé son parcours depuis toujours.

Ancien instructeur sur avions Mirage 2000, il défendait déjà cette conviction durant ses huit années passées à l’armée. Revenu depuis vingt-cinq ans à la vie civile, il continue de promouvoir l’idée selon laquelle tout effort mérite une juste reconnaissance. C’est ainsi qu’il s’est impliqué dans le syndicalisme : non par passion, mais par désir naturel de lutter contre les discriminations et de promouvoir l’équité.

Le parcours de Ludovic est marqué par des transitions significatives. Après son expérience militaire, il s’est reconverti dans l’informatique de gestion et a collaboré avec des clients tels que Canal+ pendant 4 ans. Puis, il s’est spécialisé dans l’hébergement virtualisé de données grâce à un master à CentraleSupélec. Depuis, Ludovic exerce au sein d’une agence de publicité, où son rôle a évolué d’un cadre local à une dimension internationale : ils collaborent depuis la France avec des partenaires en Belgique, Allemagne, Suisse et Italie.

Parallèlement à ce parcours professionnel, son engagement syndical s’est progressivement dessiné. Initialement, Ludovic échangeait directement avec sa direction sur les préoccupations des employés. Un jour, il s’est heurté à quelqu’un peu enclin au dialogue avec les non-syndiqués. Cette expérience l’a incité à franchir le pas et à rejoindre un syndicat, malgré son absence de connaissances du milieu. Après s’être renseigné, il a finalement choisi la CFTC en raison de l’autonomie qu’elle offre à ses militants, élément fondamental pour Ludovic.

Aujourd’hui, il concilie harmonieusement ses responsabilités professionnelles et syndicales, fidèle à son credo d’équité. Selon lui, entreprise et syndicat doivent évoluer de manière parallèle et cohérente, et savoir s’adapter : faire des sacrifices lorsque l’entreprise rencontre des difficultés, et prendre des décisions bénéfiques pour les salariés lorsque l’environnement le permet. Il est particulièrement fier du projet de télétravail qu’il a contribué à mettre en œuvre en tant que délégué syndical et représentant du personnel au sein du CSE. Ce projet a eu un impact positif, autant pour le confort des employés que pour l’entreprise, grâce à une réduction du coût des locaux. 

Militant pragmatique et ancré dans le présent, Ludovic s’efforce de respecter les préoccupations de chacun afin de proposer des solutions équitables. Cette approche constitue sa plus grande force dans le domaine du syndicalisme.

TK

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